lundi 15 octobre 2018

Immortel Ad Vitam de Cécile Pommereau





Page Facebook : https://www.facebook.com/cpommereau/
Maison d'édition : https://www.noirdabsinthe.com/
Prix des auteurs inconnus : https://www.prixdesauteursinconnus.com/


Le pitch
Fred n’est pas un loup-garou, ni un ange gardien. Il n’est pas de ces pâles suceurs de sans qui font tomber comme des mouches des lycéennes au brushing impeccable. D’ailleurs, tout le monde sait que ces bestioles-là n’existent pas. Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance.



Jean, lui est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés à la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée…

Mon retour
Voici le deuxième roman, en lice pour le « Prix des Auteurs Inconnus », que j'ai découvert dans la catégorie Imaginaire.
La couverture m’a interpellée dès le départ. Je la trouve étrange, elle dégage un certain mystère. J’aime beaucoup le contraste entre les deux hommes, un qui veut mettre fin à ses jours et l’autre qui avance vers son destin. Il y a un côté sombre qui en émane, je trouve.
Ensuite, en lisant la 4e de couv, ma curiosité s’est éveillée. Elle nous promet une belle aventure et beaucoup de questionnements. On a donc un homme qui est à bout, qui veut en finir, mais à ce moment-là, il découvre son immortalité. Un autre, flic de son état, qui voit disparaître une de ses victimes.
Avec des chapitres courts, Cécile Pommereau joue avec ses personnages en alternant les points de vue et en leur donnant la parole tour à tour. Grâce à ce jeu littéraire, elle rend le climat mystérieux, nous donne l’impression que Fred ou Jean s’adressent directement à nous, nous dévoilent leurs pensées profondes et cela les rend plus authentiques. Cet état est accentué par l’utilisation de la première personne du singulier.
Bien que ce thème ait été déjà abordé au cinéma et dans la littérature, elle arrive à apporter un regard nouveau qui amène à la réflexion, et va au-delà de l’imaginaire. Elle y appose sa touche en alliant meurtres, surnaturel, pas mal d’humour et un côté sentimental. Un mélange efficace qui nous tient en haleine.
Elle arrive à maintenir l’intérêt et l’attention du lecteur en utilisant notamment des types de lexiques différents selon les individus. Par exemple, pour Fred, elle va utiliser un registre familier, alors que pour Jean, il va être plus soutenu. Cela permet aussi des figures de style qui vont engendrer parfois des situations plutôt cocasses.
Elle a très bien construit son intrigue en la faisant évoluer dans des directions plus ou moins inattendues et l’enrichit avec une palette de personnages intéressants, dont les secondaires. J’ai beaucoup apprécié, par exemple, Léa. Ce petit bout de femme est déterminé, ne s’encombre pas de faux-semblants ou encore la Fille. Ce sont des femmes de caractère, avec un humour cynique.
Voilà, j’ai lu les 160 pages d’une traite sans voir le temps défiler et j’ai ainsi passé un bon moment de lecture.

2 commentaires:

  1. Intéressant, mais je suis plutôt intriguée par ta prochaine lecture car la couverture me plait bien, à suivre, bisous <3

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