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vendredi 12 janvier 2018

Des jours sans toi de Lucas Leverger

Le pitch
Où es-tu ? Que t’est-il arrivé ? Fais-moi un signe, confirme-moi par n’importe quel moyen que tu n’es pas en danger. L’attente est insupportable. C’est une sensation permanente de vide au creux de mes entrailles. Chaque seconde, je manque de basculer vers une folie démentielle, profonde. Par moments, je tremble sans pouvoir me contrôler. Mon corps devient contre ma volonté, l’objet de l’expression des angoisses et des idées noires qui envahissent ma tête et noient mon imagination sous un déluge de visions sordides. Je suis sur une corde raide et seul l’espoir de te retrouver me permet d’y rester en équilibre. Combien de temps vais-je tenir, ne sachant pas si tu es morte ou vivante ? Après la disparition soudaine de sa fille, Matthew Schaeller va se lancer à sa recherche et découvrir une vérité qui lui sera difficile d’accepter.


Mon retour
Changement d’ambiance et tout comme « Omnia vanitas » je l’ai lu très vite et j’ai vraiment aimé cette atmosphère.
D’emblée nous sommes plongés dans une ambiance tendue, suffocante dans laquelle se retrouve Matthew. On ne sait pas ce qu’il se passe exactement mais par son jeu d’écriture, Lucas nous permet de très vite s’identifier à son héros.
Nous sommes donc confrontés aux questionnements de ce papa face à la disparition de sa fille qui est tout pour lui, toute sa vie.
Au fil du roman on apprend à les connaître, à découvrir le lien fort qui les unit. Grâce à des flash-back, l’auteur nous fait partager des souvenirs importants aux yeux de Matthew, des tranches de leur vie, le tout nous donne l’impression d’écouter et d’épauler un ami.
J’ai beaucoup apprécié la construction et le déroulement de l’histoire car dès le départ de cette absence on vit avec ce père, on partage ses doutes, on ressent sa peine et on a juste une envie : l’aider à connaitre les raisons pour retrouver son enfant.
Matthew est très touchant, émouvant, il est troublant de sincérité, il est simplement vrai et c’est ce qui fait sa force je trouve.
Je me suis laissée absorber par cette quête de vérité car, comme tous parents, nous  redoutons ou appréhendons tout ce qui pourrait toucher à nos enfants. Nous essayons de les protéger d’eux même mais aussi des autres au détriment parfois de leur liberté. Nous nous apercevons que, même si nous créons des liens précieux mais pourtant fragiles, nos enfants sont des êtres à part, mystérieux et peuvent nous cacher une part de leur vie pour différentes raisons mais eux aussi essaient de nous préserver.
On a l’impression de lire un journal qui, jour après jour, nous fait ressentir les peurs de Matthew face au pire évènement, ses doutes et ses remise en question vis-à-vis de son attitude envers sa fille.
Par certaines réactions je me suis surprise à sourire car je pense que j’aurais eu les mêmes.
Pour moi ce livre à lui seul est une hymne à l’amour. L’amour d’un père, plutôt papa poule, pour sa fille, qu’il ne voit pas forcément grandir mais surtout qui restera toujours dans son esprit et son cœur un bébé. Mais attention ce n’est pas que ça  et il faudra le lire pour le découvrir.
Je l’ai déjà dit pour d’autres mais j’adore ce genre de bouquin qui, au-delà du récit, nous fait réfléchir, nous remettre en question et donc nous touche obligatoirement.

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